Au premier rang du défilé Saint Laurent, signé Anthony Vaccarello, pour la Fashion Week de Paris printemps-été 2027, Léa Seydoux a opté pour un parti pris inattendu en plein automne : le motif fleuri. Selon Marie Claire, l’actrice « joue les jolies fleurs » avec un pantalon imprimé facturé 2 800 euros. De quoi relancer, en pleine saison des imprimés léopard et des trenchs sombres, l’idée qu’une pièce fleurie peut aussi avoir sa place dans une garde-robe d’automne — à condition de savoir l’associer.
Le fleuri, un contre-pied assumé en pleine Fashion Week d’automne
La plupart des tenues remarquées cette semaine à Paris jouent la carte du sombre, du cuir ou de l’imprimé animal. En choisissant un pantalon fleuri pour le défilé Saint Laurent, Léa Seydoux a pris le contre-pied de cette tendance dominante — un choix qui tranche d’autant plus qu’il s’agit d’un défilé où le reste du premier rang, selon plusieurs médias présents, misait plutôt sur des tenues sombres et graphiques.
Ce n’est pas la première fois que le fleuri s’impose en dehors de sa saison naturelle : porté en version dense, avec des couleurs profondes plutôt que pastel, un imprimé floral peut tout à fait fonctionner en automne-hiver. La clé n’est pas le motif en lui-même, mais la matière et la coupe qui le portent.
Ce qui rend ce pantalon fleuri portable en automne
Un pantalon fleuri d’été et un pantalon fleuri d’automne ne se ressemblent pas forcément dans leur rendu final, même avec un motif proche. Quelques éléments qui font la différence, visibles sur la pièce portée par Léa Seydoux :
- Une matière épaisse (type satin lourd, velours ou coton dense) plutôt qu’une matière fluide et légère, typique de l’été.
- Des couleurs de fond sombres ou profondes sous les fleurs, plutôt qu’un fond blanc ou pastel.
- Une coupe structurée, loin du pantalon fluide de plage, pour ancrer le motif dans un vestiaire plus habillé.
- Un haut volontairement neutre — noir, blanc ou beige — pour laisser le pantalon porter seul la pièce forte de la tenue.
Reproduire l’idée sans le prix d’un défilé
Le pantalon vu au premier rang est une pièce de créateur à 2 800 euros selon Marie Claire — hors de portée pour la plupart des garde-robes. Mais l’idée derrière la tenue, elle, ne coûte rien à copier : miser sur un imprimé fleuri dense et sombre plutôt qu’estival, le porter avec des pièces sobres, et le réserver à une occasion où l’on a justement envie de sortir du lot plutôt que de se fondre dans la masse des trenchs et du cuir de saison.
Quelles couleurs associer à un fleuri d’automne
Le plus simple pour transposer cette idée dans une garde-robe ordinaire est de partir des couleurs déjà présentes dans le motif fleuri choisi : un bordeaux, un vert bouteille ou un marron profond dans les fleurs peuvent se retrouver dans un pull, un manteau ou même un sac, pour que la tenue paraisse pensée plutôt qu’improvisée. À l’inverse, multiplier les couleurs vives autour d’un pantalon déjà très chargé en motif a tendance à brouiller l’ensemble plutôt qu’à le renforcer.
C’est cette logique — une pièce qui détonne, entourée de choix sobres — qui traverse la plupart des looks marquants de cette Fashion Week, du pantalon léopard de Laura Smet au blond glacé de Carla Bruni repérés plus tôt dans la semaine. Et c’est la même mécanique qui avait déjà fait le succès de l’article sur les chaussures de mi-saison d’Anne-Claire Coudray : une pièce, bien choisie, suffit. Toutes les tendances de cette semaine de défilés sont à suivre dans la rubrique Tendances de Ludis.
Rédacteur mode — Mode homme, coupes et montres
Thomas Bonnet couvre le vestiaire masculin pour Ludis : coupes, matières, sneakers et montres. Il s'intéresse à ce qui dure plus d'une saison et prend le temps d'expliquer pourquoi une…
Article publié le 2 octobre 2026



